La Voix du Nord - Cambrai - 29 mars 2011

La Provence :

Floriane Boulghobra (lun. 13 juillet 2009)

Pascal Rousseau, homme réputé de cirque à la patte d'un rat d'opéra et l'aura captivante, nous emmène dans ce spectacle théâtral à la recherche de l'équilibre; équilibre de l'esprit, du corps. Pour ce protagoniste à la présence mystique c'est un corps exercé à franchir ce qui parait impossible, et un esprit qui ne manque pas d'humour pour dédramatiser les tensions que l'on peut ressentir à la vie de ses mises en danger.

En lieu de cette performance corporelle vertigineuse, accompagnée en "live" par la vois et les rythmes d'un talentueux musicien-compositeur (Eric Bono), ajouté à cela un décor et des éléments naturels, on ressent une plénitude et une douce ivresse. Importante aussi l'interaction avec les spectateurs à qui Pascal Rousseau confie la tâche de tendre les cordes fragiles de son ascension. En offrant ainsi au public sa confiance et ses rêves de dépassement ("Quand tu arrives en haut de la montagne, continues encore..."!), il nous donne l'occasion de vivre un de ces instants précieux et rares où dans un seul regard on lit la beauté et la grandeur humaine...

Les mains claquent à la fin de ce spectacle, encore et encore, heureuses d'avoir partagé ce moment de grâce et de communion!! "Ivre d'équilibre", Pascal Rousseau, mise en scène de Eric Bouvron, Collège de la Salle Avignon 2009


le Midi Libre - juillet 2009

"Ivre d'équilibre" : le spectacle qui donne le vertige

midi libre

Ivre d'équilibre est le spectacle qui donne le vertige. Pascal Rousseau, l'auteur interprète "nous emmène en voyage là où la pierre monte au ciel". "Ce funambule au passé lourd, dit-il, réapprend son corps et surtout veut établir une relation avec le public qui devient son assistant sur quelques numéros".

L'équilibre sur une petite planche portée par dux hommes ou sur une perche tendue par des cordes aux mains des spectateurs est osé. Il flirte avec l'impossible. Le voir escalader une pile de chaises à l'aveugle, les yeux bandés et jouer à l'équilibriste tout en haut donne le frisson. Son corps d'athlète rompu pendant de nombreuses années aux différentes techniques du cirque le rend comme un oiseau sur une feuille. Artiste complet, il émaille son show d'exercices de jonglerie époustouflants toujours dans des positions d'équilibre limite. Cet homme se met en danger à chaque tableau entrainer par les rythmes et chants lancinants ou enlevés d'un talentueux musicien compositeur Eric Bono. Pascal Rousseau s'approprie le proverbe chinois "quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper".
A. S.

La Tribune - 11.12.2010

La Tribune

les 3 Coups - 2 août 2009

Trop fort, ce Pascal

Pascal Rousseau met beaucoup de lui-même dans « Ivre d’équilibre ». On sent chez lui la joie d’être devant un public qui, au fil des années, lui a taillé un beau succès, depuis ses spectacles sur le parvis du centre Beaubourg jusqu’à cette création, belle synthèse de ses talents de jongleur et d’équilibriste.

Le « gymnase » du collège de La Salle était plein comme un œuf pour la dernière du spectacle. Pascal Rousseau a su séduire son monde, c’est certain. L’homme dégage un vrai charisme. Imaginez un grand gaillard, visage taillé à la serpe, vêtu d’un ample costume mille-feuilles avec cape, petit gilet, pantalon bouffant et bottines en cuir souple. Ajoutez une fine natte le long de la nuque. Un style, comment dire… « guerrier bohème » ? Et je ne vous parle même pas des abdominaux en tablettes de chocolat extra-fort.

Le défi, pour Pascal Rousseau, habitué des spectacles de rue et des numéros de type cabaret, était de trouver une dramaturgie propre qui puisse lier les différents numéros entre eux, et de trouver une ambiance, une couleur qui crée un véritable univers. L’artiste relève en grande partie ce défi avec l’aide du metteur en scène Éric Bouvron et du musicien Éric Bono. Côté mise en scène, ces cailloux que Pascal Rousseau tente d’empiler les uns sur les autres sont une jolie idée. Jusqu’où monteront-ils ? C’est évidemment une image de la performance de l’équilibriste, montrée comme fragile et aléatoire. Rousseau est certes là pour nous en mettre plein la vue, mais pas seulement.

Pour scénariser ses impressionnants numéros, il nous raconte ses souvenirs d’enfance, avec son grand-père. D’un tonnelet s’écoule un mince filet de sable. C’est une authentique vanité vivante que compose en fait cette mise en scène ! Mais, en réalité, ce sont trois registres qui se superposent. D’abord, la dramaturgie elle-même, avec le récit fragmentaire de Pascal Rousseau. Puis, l’interaction étonnante avec le public. L’artiste fait en effet abondamment appel à des « hommes forts » présents dans la salle pour l’épauler (c’est vraiment le mot) dans divers numéros. Enfin, les numéros proprement dits. Alors, certes, les trois ne forment pas toujours une synthèse très aboutie, mais il reste le grand talent de Pascal Rousseau, plus convaincant d’ailleurs en équilibriste qu’en jongleur.

Il serait assez difficile de décrire exactement en quoi consistent les acrobaties invraisemblables exécutées par le saltimbanque. Toujours est-il qu’on retient son souffle, qu’il marche sur une corde ou fasse le poirier sur une planchette posée au sommet d’un empilement de rouleaux qui tanguent dans tous les sens. C’est très beau, et en plus il fait tout ça avec le sourire, ce qui ne gâche rien.

Enfin, les éclairages et la musique contribuent à créer une ambiance onirique qui nous capte dès l’entrée en scène. La mélopée continue, cependant, est parfois un peu envahissante, comme lors d’un numéro avec une chaise pendant lequel on baisserait volontiers le son.
Céline Doukhan (Off du Festival d’Avignon 2009, collège de La Salle à Avignon)

Villard-de-Lans

Festival d'humour : magistral Pascal Rousseau

Il s'agissait ce vendredi soir d'une parenthèse dans la programmation du Festival d'humour et de création, avec Pascal Rousseau et son spectacle "De l'autre côté de la colline".

Essais réussi avec une époustouflante démonstration tant aérienne que musicale, depuis l'entrée en matière à partir d'un antique char à boeufs moyennâgeux jusqu'à la standing-ovation finale!

Tout était différent ce soir là, jusqu'à la configuration des lieux qui laissait le centre de la Coupole libre au spectacle, cantonnant le public alentour. Pascal Rousseau est à la fois jongleur de cailloux, équilibriste sur bâtons, funambule sur cordes haut perchées, acrobate sur tables... invitant le public à participer dans l'arène.

Acrobatie et chorégraphie

La démonstartion (peut-on encore parler de spectacle ?) offre quelques respirations poétiques, quand un sablier improvisé lui permet de se confier, mélancolique, pour conter l'histoire de ses premières goulées d'alcool partagées avec son grand-père lors d'une balade en montagne. Le prétexte à l'extraordinaire acrobatie sur un mât tendu par le public, celui là même qui tend une longue corde sur laquelle l'artiste chemine très haut...

Rajoutons une incroyable chorégraphie de danse enlacé avec une chaise, mélange subtil d'intrigue et de douceur : magnifique, virevoltant, aérien, sensuel...

En musique

La mise en scène est signée Pascal Bouvron, et l'extraordinaire accompagnement musical est le fait d'Eric Bono. Ce dernier a donné le très juste ton d'une succession de numéros, entre gongs tibétains, xylophones, pianos et logorrhées envoûtantes...

Les 90 minutes de spectacle sont dignes des plus grands cabarets, et s'intègrent parfaitement dans le festival : l'humour et le sourire n'y sont jamais absents!
N. C.

Reg'arts : juillet 2010

Ivre d’équilibre …Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper

Ce proverbe chinois résume à la perfection la philosophie de Pascal Rousseau : si cet homme-artiste qui défie les murs du vide dit de lui-même qu’il se bat avec sa conscience pour aller au plus haut et au plus loin de sa quête, il reste toujours pour notre plus grand plaisir au plus près de son public…
Ainsi, ce défi lancé à l’espace est pour lui une perpétuelle remise en question de son existence… Ce voyage initiatique imaginé par l’artiste et mis en scène avec une belle harmonie par Eric Bouvron est illustré avec perfection par Eric Bono, son complice à la scène, musicien, compositeur et arrangeur de grande qualité…
Ce spectacle des plus oniriques nous porte au-delà de la seule performance d’un équilibriste de haut vol. Il amène chacun de nous à embarquer dans une aventure singulière au cœur de nos sens et de notre conscience. Nous entrons dès lors en communion avec l’univers que nous offre généreusement ce poète solitaire qui semble gagné peu à peu par une forme de sérénité. C’est avec peine que nous en détachons le regard tant nous sommes fascinés par la magie qui se dégage du plateau et qui gagne la salle. L’homme nous parle aussi de son combat pour exister enfin dans la lumière à travers ces simples mots : « J’ai grandi à genoux, je veux vivre debout. » Cette recherche constante d’équilibre, ne cacherait-elle pas celle quasi platonicienne d’élever l’âme au dessus de son corps ? Dans tous les cas, cette prestation hors du commun faite au public reste pour nous bien plus qu’un enchantement : c’est une véritable offrande! Alors guettez vite son passage…Dernière info, notre ami sera en région parisienne en janvier 2011. Safia Bouadan

www.regarts.org/Festivals/ivre_equilibre.htm

file:///Users/pascal/Desktop/Soultz%20sous%20forêt.pdf